Cancer et patients : 60% font appel à la médecine complémentaire

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Une étude sur « la cancérologie et les médecines parallèles » a été présentée par le Dr Manuel RODRIGUES, oncologue, à l’occasion d’Eurocancer(*). Les résultats affichent un recours notable aux médecines complémentaires.

L’étude présentée,  il y a quelques jours dans le cadre de la 23ème édition d’Eurocancer (Paris-France), a apporté un éclairage concluant sur le nombre de patients cancéreux utilisant la médecine  complémentaire. Ainsi ils sont…60% à opter pour ce choix mais seulement la moitié en parle à leur médecin.

L’utilisation de la médecine complémentaire
Cette étude s’est déroulée de janvier à mars 2010 dans 18 centres répartis sur le
territoire français. 850 adultes avec un âge moyen de 60 ans, atteints d’une tumeur solide ou d’une hémopathie- ont répondu à un questionnaire sur  leur utilisation des médecines alternatives et complémentaires.

L’homéopathie est la plus populaire
844 questionnaires ont été analysés. Il s’agissait en majorité de femmes (64 %). Les cancers les plus fréquents étaient les cancers du sein (38 %) et les cancers colorectaux (12 %).
L’homéopathie à 33 % était la plus populaire, puis les acides gras omega-3 avec 28 %, les
probiotiques à hauteur de 23 %, les régimes alimentaires alternatifs avec 22 %, la consommation de vitamine C était de 23 %, le thé vert et la pratique d’un sport totalisaient respectivement 20 %.

Médecine complémentaire et médecine alternative
Cependant la distinction entre médecines alternatives et complémentaires doit être précisée. Ainsi, la médecine complémentaire inclue l’homéopathie, l’acupuncture, l’auriculothérapie ou les compléments nutritionnels. Elle est utilisée généralement « en complément d’un traitement anticancéreux classique pour en atténuer les effets ». Les médecines alternatives sont, quant à elles, des pratiques utilisées à la place des traitements oncologiques validées dans un but de traiter le cancer. « Elles sont le plus souvent considérées comme dangereuses en oncologie car elles risquent de détourner les patients du traitement de référence. »

Les médecins ne peuvent ni ignorer ni réfuter
Néanmoins les oncologues ne s’opposent pas systématiquement à l’utilisation des MAC. Il est nécessaire de mieux les informer.
« L’attrait pour ces pratiques en oncologie est une réalité que les médecins ne peuvent ni ignorer ni réfuter », note le Dr Manuel Rodrigues.

 (1) oncologue,  Responsable  de l’Association d’Enseignement et de Recherche des Internes en Oncologie (Paris)
Source :
-Dossier de Presse – Eurocancer -17 juin 2010
*http://www.eurocancer.com/

-Cancers : les patients recourent aux médecines douces -17 juin 2010-Médisite.fr
Médisite-http://www.medisite.fr/breve/Cancers-les-patients-recourent-aux-medecines-douces-2054.html

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