L’OMS reconnaît la médecine traditionnelle
20/09/2010 1 Commentaire
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé en mai une “stratégie mondiale” version 2002-2005 en matière de médecine traditionnelle. Les objectifs sont de permettre aux pays utilisateurs de la réglementer afin de la rendre plus “aisée”.
« Accessible et abordable » dans les pays en voie de développement, la médecine traditionnelle (MTR) a, selon l’OMS, une autre approche des soins de santé dans les pays développés.
Les pays pauvres ont intégré la MTR comme mode de soins de santé courant. D’une part, les allopathes y sont rares et se situent dans les zones urbaines difficiles d’accès pour les populations rurales. D’autre part, les médicaments chimiques sont plus coûteux que les plantes qui peuvent être payées selon la « richesse du patient ».
Quant aux pays développés, ils reconnaissent la médecine traditionnelle sous le terme de médecine complémentaire (MCP). En effet, ces pratiques ont été adoptées par certaines populations occidentales après l’introduction de l’allopathie. Elles ne sont donc pas encore incluses dans le système de santé principal du pays. Retour aux sources et aux traditions, les pays riches semblent avoir besoin d’acquérir un bien-être au naturel. Les “recettes de grand-mère” se sont améliorées, les recherches ont porté leurs fruits et les résultats sont réels.
C’est pour aborder « les problèmes de politique, innocuité, efficacité, qualité, accès et usage rationnel » que l’OMS a décidé d’examiner la position de la MTR-MCP à l’échelle mondiale. Seulement 25 pays sur 191 états membres de l’OMS ont élaboré une politique nationale concernant la médecine traditionnelle.
L’adoption de normes communes et l’application de réglementations strictes permettront de protéger la MTR-MCP ainsi que ses utilisateurs de tous pays. En développant l’accès au soin et en limitant la mauvaise utilisation, les usagers ainsi que les sceptiques pourront accéder à cette méthode sans crainte.
Pour les incrédules, le manque de preuves scientifiques concernant l’efficacité d’un grand nombre de ces thérapies reste un argument. Toutefois, des enquêtes ont établi le véritable potentiel et démontré les vertus que possède la MTR-MCP. Notamment, l’acupuncture et les médicaments composés de plantes qui sont les plus couramment utilisés. Des journaux scientifiques internationaux de renommée n’ont pas hésité à publier ces données. « Diversité et souplesse dans de nombreuses parties du monde, coûts relativement bas, faible niveau de participation technologique et une importance économique grandissante… » la médecine traditionnelle possède de sérieux atouts.
La progression de la MCP incite les cultures occidentales à instaurer des cours dans leurs cursus universitaires. Aux États-Unis, de nombreuses écoles de médecine dispensent des cours optionnels et des séminaires dont le thème est la MCP. Au Royaume-Uni, le nombre de formations et d’enseignements en MCP augmente sans cesse. En deux ans, de 1995 à 1997, le taux d’établissements proposant ces leçons est passé de 10 % à 40 %.
Prestataires de médecine traditionnelle d’un côté et professionnels de médecine allopathique de l’autre. C’est en encourageant le dialogue et l’interaction entre « tradipraticiens » et allopathes que l’OMS souhaite promouvoir la reconnaissance du rôle de la MTR-MCP dans l’offre de soins de santé.
Sabine BOOTZ
28/05/2002
Source:
http://www.hippocratus.com – 28 /05/2002




Votre article trés interessant date un peu (2002) qu’en est -il en 2010, y’a t-il eu une évolution dans le domaine de reconnaissance des médecines traditionnelles ou complémentaires ? Voilà qui serait interessant de savoir.