J’ai une extinction de voix (aphonie). Qu’est ce que je peux prendre ?

Une extinction de voix est la conséquence d’une congestion des cordes vocales, suite à un refroidissement. L’aphonie est souvent consécutive à un mal de gorge de type pharyngite, avec ou sans rhinorrhée, et généralement sans fièvre.

Les questions à poser :

  • Depuis quand êtes-vous aphone ? Une aphonie fait suite à un refoidissement localisé à la gorge ou à une voix forcée. C’est donc récent. Si cela dure depuis plusieurs jours et n’a pas débuté dans le cadre d’un refroidissement ou d’un forçage de voix, il faut consulter le médecin. Il s’agit alors probablement d’un problème de corde vocale (polype, tumeur, paralysie..)
  • Avez-vous de la fièvre ? En principe il n’y a pas de fièvre. La présence de fièvre doit amener le patient à consulter son médecin.

Le conseil à donner :

- Gargarisme avec, pour un demi-verre d’eau chaude : 1 c à café de TM  Phytolacca decandra, une goutte d’HE Eugenia caryphyllata et deux gouttes d’HE Eucalyptus radiata.
- Trois fois par jour une pulvérisation avec un spray à la propolis, ou bien macher directement de la propolis
- En homéopathie, rumex crispus 4 ch trois granules trois fois par jour en dehors des repas.

Par ailleurs, il faut conseiller au client de chuchoter. En aucun cas il ne doit forcer sa voix pendant la durée de l’aphonie.

J’ai mal à la gorge. Qu’est ce que je peux prendre ?

Un mal de gorge fait toujours penser à une angine. Et l’angine inquiète par sa possible complication, le rhumatisme articulaire aigu, qui peut entrainer une insuffisance cardiaque si le germe en cause est le streptocoque béta hémolytique du groupe A. Nombre de maux de gorge ne sont en fait que des refroidissements passagers d’origine virale qui cèdent rapidement aux traitements naturels, mais il convient malgré tout d’être prudent.

Les questions à poser :

  • Depuis quand avez-vous mal à la gorge ? Une angine ou une pharyngite ne doit pas excéder 4 ou 5 jours. Un mal de gorge qui dure depuis trois jours doit amener à consulter.
  • Avez-vous de la fièvre ? Une fièvre, des frissons, des courbatures, un écoulement nasal font penser à une origine épidémique. Le mal de gorge fait alors partie d’un tableau de rhinopharyngite. Si fiêvre, il faut consulter le médecin.
  • Etes-vous géné pour déglutir ? L’intensité de la douleur n’est pas synonyme de gravité, mais en particulier s’il s’agit d’un enfant, les angines hyperalgiques peuvent entrainer des cassures alimentaires dont il faut se méfier. Là aussi, la consultation s’impose.

En résumé, seul le mal de gorge avec pas ou peu de fiêvre, et sans aucun signe associé,  peut bénéficier d’un conseil au comptoir ou d’une automédication. On conseillera toujours de consulter le médecin si malgré le traitement les symptômes persistent au-delà de 48h.

Le conseil à donner :

- Deux pulvérisations quatre fois par jour avec un spray à la propolis seule.
- Gargarisme deux fois par jour avec, pour un demi-verre d’eau chaude : 1 c à café de TM de Phytolacca decandra et deux gouttes d’HE Eugenia caryophyllata.
- HE Aniba rosaeodora deux gouttes matin midi et soir à absorber au cours du repas.
  -     En homéopathie, le classique Mercurius solubilis, en 4 ou 5 CH. La posologie sera de trois granules avant chacun des trois repas, si l’angine s’accompagne d’une langue enflée (classiquement gardant l’empreinte des dents) et de beaucoup de salivation.
On pensera à belladona si la douleur est aggravée en buvant froid, et à apis si la douleur est aggravée en buvant chaud.

J’ai une gastro. Qu’est ce que je peux prendre ?

La gastroentérite virale ou « gastro », est en général due à un rotavirus. Elle s’accompagne de douleurs abdominales, diarrhée, fiêvre, vomissements parfois profus, et grande fatigue. Tous les tableaux peuvent se voir, avec de simples douleurs abdominales et une diarrhée, jusqu’au tableau complet avec tous les symptomes.
Plus le traitement est administré tot, plus la guérison sera rapide.

Les questions à poser :

  • Quels sont les symptômes ? En général, ce qu’on appelait autrefois la grippe intestinale s’accompagne de courbatures, nausées et parfois vomissements, avec diarrhée et mal au ventre.
  • Avez-vous de la fièvre ? Une fièvre associée, ainsi que frissons, courbatures, est fréquente. Cependantune fièvre élevée doit amener à consulter le médecin.
  • Combien de fois avez-vous des vomissements ou de la diarrhée ? Plusieurs vomissements et diarrhées par jour peuvent amener une déshydratation, même en hiver. Et elle peut être dangereuse chez un sujet âgé ou fragile (insuffisant cardiaque, diabète, etc.) Il faudra alors associer au traitement des antiémétiques et des anti-diarrhéiques, au moins pendant 48h. Là aussi, le recours au médecin est nécessaire.

Le conseil à donner :

HE Origanum heracleoticum (Origan de Grèce) deux gouttes au début du repas, avec les premières bouchées. Peut être remplacée par l’HE de Palma rosa (Cymbopogon martinii) ou de Thymus vulgaris ct thuyanol (attention le goût est très puissant)

HE Cinnamomum verum (Cannelle de Ceylan) deux gouttes en fin de repas, avec les dernières bouchées.

En dehors des repas, prendre trois granules d’arsenicum album 5 ch ce qui fait trois fois par jour.
L’association frissons-courbatures fera conseiller la prise de bryonia 5 ch, à prendre quelques minutes après arsenicum
L’intensité des douleurs abdominales avec diarrhée abondante et sueurs froides fera penser à veratrum album 5 ch trois granules toutes les deux heures

Douleurs musculaires, courbatures, suite d’effort.

Fréquentes et bénignes, les courbatures sont en général la conséquence d’un effort musculaire supérieur à l’habitude. Elles peuvent durer de 5 à 7 jours. On arrive en général à les prévenir, en agissant avant l’effort, et à raccourcir leur durée, en agissant après l’effort. Chez certaines personnes, les courbatures, intenses, sont un vrai handicap à l’entrainement sportif.
On ne les confondra pas avec les courbatures liées à une infection virale de type grippal, où les signes viraux sont en général évidents.

J’ai des courbatures. Qu’est ce que je peux prendre ?

Les questions à poser :

  • Depuis quand avez-vous des courbatures? Une durée supérieure à une semaine après l’effort doit faire consulter le médecin pour établir un diagnostic.
  • Faites-vous des courbatures systématiquement après effort ? Avoir des courbatures après un effort inhabituel et soutenu est normal. En avoir systématiquement après un effort régulier ne l’est pas. Et doit amener à consulter…

Le conseil à donner :

Avant et après l’effort:
-  Localement sur les muscles qui vont être sollicités, quelques gouttes du mélange suivant
(après avoir demandé de vérifier sur une petite zone de peau que la personne n’est pas allergique à une des plantes)
HE Romarin à camphre (Rosmarinus officialis CT camphoriferum) 4ml, HE Estragon (Artemisia dracunculus) 4 ml, HV noisette (Corylus avellana) 60 ml
-  A laisser fondre sous la langue : 5 granules d’arnica 4 ch et de cuprum metal 4 ch

Si les courbatures durent depuis plus de deux jours :
-  Localement quelques gouttes du mélange suivant trois fois par jour : HE Gaultherie (Gaultheria procumbens) 5 ml, HV Arnica (Arnica montana) qsp 60 ml
-  A laisser fondre sous la langue trois fois par jour : Arnica 7 ch, lacticum acidum 9 ch trois granules de chaque
Traitement à cesser dès que les courbatures ont cessé.

J’ai des problèmes de sommeil, qu’est ce que je peux prendre… ?

Les questions à poser :

Depuis quand ? Plutôt problème d’endormissement ou difficultés à rester endormi ?Suite à quoi à votre avis ? Vous prenez quoi en ce moment ?

  • Si c’est récent, il y a certainement une cause simple : conditions atmosphériques, soucis professionnels, problèmes familiaux, etc. qui vont orienter le conseil.
  • Selon qu’on a des difficultés pour s’endormir ou pour rester endormi, les plantes peuvent être différentes.
  • En général la personne sait pourquoi elle dort mal. Précieux pour trouver la bonne plante.
  • Important de savoir si votre client prend en ce moment des somnifères qui vont s’ajouter à ce que vous allez lui conseiller….

Le conseil à  donner :

Difficulté d’endormissement :
Eschscholtzia californica TM 50 gouttes + Papaver rhoeas TM 50 gouttes dans une boisson quelques minutes avant le coucher
Si hyperidéation (pensées qui s’enchaînent sans repos), ajouter coffea 7 ch 5 granules au coucher

Réveils nocturnes
Préparez une boisson que vous laissez sur la table de nuit. Boire en cas de réveil
Melissa off TM 50 gouttes + Passiflora incarnata TM 50 gouttes

Note : les posologies peuvent être doublées selon le cas.

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