L’ambroisie, une plante très allergisante

Rhinite, conjonctivite… de fin d’été sont les symptômes du rhume des foins mais le coupable est peut être l’ambroisie…

L’ambroisie est une plante de la famille des astéracées dotée d’un pollen particulièrement allergisant. Quels sont les symptômes et les traitements, les régions les plus touchées et ses localisations, enfin les moyens de le combattre ?

Quelques grains de pollen par mètre cube d’air suffisent pour déclencher les symptômes allergiques. La plupart du temps, une rhinite allergique se manifeste par un nez qui coule avec une conjonctivite. L’allergie à l’ambroisie débute au mois d’août et présente des symptômes respiratoires variables -trachéite, toux, asthme parfois sévère, accompagnés aussi parfois d’urticaire ou bien d’eczéma.

Les moyens contre la rhinite allergique
La fréquence de cette allergie est importante car elle avoisine selon la zone géographique 6 à 12% de la population exposée. Pour traiter cette pathologie, Il existe le traitement classique avec des antihistaminiques, des corticoïdes retard (cortisone), des décongestionnants locaux (à pulvériser dans le nez), et des inhibiteurs de la libération d’histamine dans le corps.

Et, des remèdes naturels…
Par ailleurs, des remèdes naturels peuvent se révéler efficaces ainsi en phytothérapie, les bourgeons de Cassis et d’Eglantier mais aussi les feuilles de Plantain lancéolé et la nigelle de Damas. En homéopathie, Histaminum et Poumon histamine constituent les classiques et Euphrasia, Allium cepa, Sabadilla sont à prendre en fonction de la manifestation de la rhinite chez l’individu. De plus, en oligothérapie, l’association du Manganèse et du Cuivre et l’acupuncture exercent un effet positif sur le terrain allergique.

Les régions les plus touchées
En France, la région où la densité de l’ambroisie est la plus forte est la région Rhône-Alpes. Située dans le sud est de l’hexagone, cette région est la deuxième de France compte tenu notamment de sa superficie -regroupant huit départements (1)- et de sa population. Elle est limitrophe de l’Italie (Val d’Aoste et du Piémont) et de la Suisse (cantons de Vaud, du Valais et de Genève).

De la France aux pays voisins
L’ambroisie a cependant envahi les départements voisins (la vallée de la Saône, celle du Rhône) et occupe aujourd’hui un vaste territoire en France et en Europe. De plus, les conditions météorologiques actuelles, avec une alternance de périodes chaudes et pluvieuses, favorisent le développement de cette plante.

L’ambroisie colonise
Ce végétal envahissant s’installe sur les terres mal entretenues et colonise les terrains nus : bordure de routes, terre-pleins d’autoroutes, terrains vacants, chantiers de construction, sols perturbés, emprises de réseaux ferroviaires ou électriques mais aussi dans les cultures de colzas, de céréales, de maïs et de tournesol.

Limiter sa prolifération
Pour prévenir cette « installation » sur les terrains non cultivés, la meilleure technique de lutte est la prévention : ainsi, des sols végétalisés sont le meilleur moyen pour stopper la pollinisation de l’ambroisie.

Détruire avant la floraison
Juin -juillet constitue la période la plus propice pour détruire l’ambroisie car sa floraison commence mi-août. Un plant d’ambroisie supprimé avant fin juillet permet d’éviter la production de pollens et de limiter ainsi la reproduction de cette plante. Elle peut se faire par arrachage, fauchage et désherbage.

Lutter en se concertant : un colloque européen
En France, le ministère de la santé lance un appel ! Combattre l’ambroisie est l’affaire de tous : collectivités, entreprises, agriculteurs, particuliers… Afin de lutter efficacement contre ce fléau, le Ministère français de la santé, la DGS, la DRASS -Rhône-Alpes- et la DDASS -de l’Isère- organisent un colloque européen entre les différents partenaires concernés, le vendredi 21 novembre 2008, à Aix les Bains (France).

(1) – L’Ain, l’Ardèche, la Drome, l’Isère, la Loire, le Rhône, la Haute-savoie et la Savoie

Marjorie Dubois 20/07/2008

Source :
- Ambroisie : une plante très allergisante en plein développement – Mesures de prévention – 16/07/2008
- Traitement de la rhinite allergique : les grandes illuminations dans le nez ! 7/04/2005
- Allergique.org

Le Kava… Lorsque le Dr Jacques Fleurentin enquête

Retour sur cette plante. Le Kava -Piper methysticum- est une plante réputée pour ses propriétés sédative et hypnotique : elle a été suspendue puis interdite  en 2003 par l’Afssaps.  Jacques Fleurentin, pharmacien et président de la société française d’ethopharmacologie,  a enquêté. Des constats étonnants qui ouvrent sur des interrogations…

En 2001, le Kava est soupçonné par l’Afssaps d’avoir causé des hépatiques graves ! En France, aucun cas rapporté mais en Allemagne et en Suisse sont survenus une trentaine de cas d’atteinte hépatique -1 décès et 4 transplantations hépatiques, précise l’autorité sanitaire française.

Suspension de l’Afssaps et interdiction
« En France, à ce jour, seuls des médicaments homéopathiques à base de Kava bénéficient d’une autorisation. (…). « L’Afssaps suspend la délivrance et l’utilisation, à des fins thérapeutiques, des produits et des préparations contenant du Kava*. »

En 2003, une décision(1) est rendue : toute utilisation diverse  de cette plante est interdite.

Que s’est-il passé ?
Entre le retrait en Allemagne du Kava en 2001 pour motifs de « 3 hépatites fulminantes » et l’absence d’intoxications auprès des consommateurs réguliers de la Nouvelle- Calédonie, Futuna -des iles Wallis et Futuna-et au Vanuatu, il existe une grande disparité qui posent des interrogations.

Compte tenu de cette situation cela « m’a poussé à me rendre sur l’île de Tanna au Vanuatu pour observer ce rituel du Kava », constate Jacques Fleurentin(2) dans un dossier spécial dédié au kava publié en décembre 2010 dans la revue Ethnopharmacologia.

La préparation du Kava…
Un véritable rituel  Il a assisté à la préparation du Kava -toujours utilisé dans cet archipel car il s’agit d’un véritable rituel : préparation méticuleuse des rhizomes et radicelles sans les écorces brunes, mastication laborieuse par les hommes, malaxage, régurgitation et filtrage pour obtenir le breuvage ancestral. Dans d’autres iles de Vanuatu, la fabrication peut être sensiblement différente.

Dans d’autres iles comme Fidji, Wallis et Futuna, la préparation est réalisée de façon plus hygiénique. Tour à tour réservé exclusivement aux hommes ou à la mixité, « la consommation est un facteur de convivialité et de d’intégration. »

Boire du Kava et ses effets
Jacques Fleurentin a gouté au Kava…Vingt minutes après absorption de ce breuvage, il ressent un sentiment de bien-être, un apaisement, « un bonheur tout simplement de vivre ». Sur le chemin du retour en direction de la maison de ses hôtes, Il ressent « une certaine faiblesse musculaire des jambes, le fameux effet myorelaxant décrit en pharmacologie ». Le soir venu, un sommeil profond, inhabituel, saisit le scientifique.

Forte demande puis…importante baisse
Le commerce du Kava a été largement florissant car il existait une forte demande de la part de l’Europe et des USA. Suite à cette interdiction en Europe, l’économie générée dans les pays producteurs s’en est fortement ressentie.

Les effets secondaires
Le Professeur Jacques Fleurentin est formel : « la consommation régulière n’entraîne ni dépendance ni accoutumance ». S’il existe une fatigue matinale et les yeux rouges, « ces effets secondaires sont anodins », constate Mr Fleurentin, « cependant le dessèchement (ichtyose) de la peau est observé chez les gros buveurs ».

Le « Triathlon » pose de réels problème à Nouméa, entendez l’association de Kava, d’alcool et cannabis pouvant « engendrer des troubles comportementaux et des accès de violence. »

Mauvaise qualité, contamination…
Sur le cas d’hépatites fulminantes en Allemagne, « la question se pose aujourd’hui de savoir si la thérapeutique doit se priver de cette plante douée d’une activité pharmacologique intéressante », écrit Mr Fleurentin.

Des hypothèses circulent sur ces pathologies allemandes soudaines : mauvaise qualité des lots éventuellement contaminés par les feuilles et les tiges comportant de la piperméthystine et les travaux de 2010 par Barguil et al. pourraient faire penser à un phénomène métabolique ou allergénique.

Une réévaluation de l’interdiction en France
L’absence d’une toxicité démontrable issue d’études épidémiologiques et pharmacologiques récentes lors de consommation traditionnelle. « Il serait souhaitable qu’une réévaluation de l’interdiction du Kava en France soit envisagée. » Dans l’erreur ou la tromperie relatives aux plantes, le cas de la Badiane de Chine mélangée, voire remplacée par de la Badiane du Japon. La première étant sans danger et la seconde toxique.

28/10/2010
Clémence Duplet

Source:
(1) – Décision du 3 mars 2003 interdiction définitive du Kava http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=B6CF38A92FEE4A55FB8B506CBE1285EF.tpdjo15v_2?cidTexte=JORFTEXT000000784951

( 2) – Dossier spécial « Nouvelle-Calédonie et Polynésie française », dédié au kava «  Le Kava, Piper methysticum G. Forst, à Tanna (Vanuatu) dans la revue Ethnopharmacologia, n°46, décembre 2010.  - Kawa et atteintes hépatiques -Afssaps-09/01/2002 http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/Kawa-et-atteintes-hepatiques/(language)/fre-FR

- Société française d’Ethnopharmacologie
http://www.ethnopharmacologia.org/

Le Kava (kava-kava, kawa-kawa, Piper methysticum) est une plante médicinale originaire des îles du sud du Pacifique, réputée pour ses propriétés sédative et hypnotique.

 En savoir plus :  
Jacques Fleurentin  Pharmacien et pharmacologue. Président de la Société Française d’Ethnopharmacologie, dont le siège est situé à Metz, au Cloître des Récollets, l’enceinte de l’Institut Européen d’Ecologie  -Société Française d’Ethnopharmacologie  1, rue des Récollets – 57000 Metz France  http://www.ethnopharmacologia.org/

Consommation en nouvelle Calédonie
Le kava est consommé depuis une bonne vingtaine d’années dans les bars à kava. Moins concentré qu’au Vanuatu les habitués boivent en moyenne un peu plus de 4 coupes contenant chacune entre 600 et 800 mg environ de kavalactones totales. Source : Ethnopharmacologia,  n°46, décembre 2010.

Articles  
-Les plantes médicinales en danger -Hippocratus le Magazine 18/03/2004 par Léa Pilar –Communiqué de presse de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

-Les plantes médicinales seraient-elles efficaces contre l’anxiété ? Le Figaro- 18 octobre 2010

Le traitement de l’andropause par la phytothérapie

Le vieillissement est fortement lié aux changements hormonaux tant chez l’homme que chez la femme. Chez la femme, la progestérone d’abord, ensuite les oestrogènes, diminuent brutalement.

L’objectivation de ces variations hormonales est l’arrêt du cycle. Chez l’homme, le taux d’androgènes diminue de manière moins brutale.

Dans les deux sexes les hormones comme l’hormone de croissance et le DHEA (dihydroepiandrostènedione) sont en chute libre… Ces mécanismes démontrent que l’expression de l’andropause est beaucoup moins violente que celle de la ménopause, en outre l’andropause ne présente pas de témoin objectif comme un arrêt du cycle. Les dosages sanguins hormonaux montrent simplement une diminution progressive des paramètres hormonaux comme la testostérone et ses dérivés, la mélatonine, etc…

Ces dosages sont très sensibles et liés à l’heure du prélèvement. La plupart du temps ils sont inutiles, le tableau clinique étant suffisant pour intervenir médicalement.

L’expression clinique de l’andropause
L’apparition de l’andropause se fait de manière progressive et ne présente pas de témoin physique, contrairement à la femme dont le témoin physique de ménopause est l’aménorrhée.
Néanmoins le diagnostic de l’andropause, en dehors d’un dosage sanguin, est témoigné par l’addition des symptômes subjectifs suivants : instabilité émotionnelle, diminution de la puissance musculaire, diminution de la force, diminution de la résistance à l’effort, diminution de la vitesse de réaction, augmentation du dépôt de graisse autour du ventre, troubles du sommeil, douleurs chroniques, diminution de la libido, dysfonction érectile, diminution de la résistance osseuse et également des conséquences générales sur la santé comme l’ostéoporose et un risque vasculaire plus élevé.

La sensibilité à l’andropause est liée au métabolisme insulinique, à l’axe endocrinien complet (hypophyse, hypothalamus, thyroïde, surrénale) mais également à la compétence du système neurotransmetteur (sérotonine, mélatonine, dopamine, noradrénaline, adrénaline…)

Traitement
La plupart des hormones présentent des récepteurs dans de nombreuses cellules différentes, ce qui explique la diversité des symptômes et l’utilité relative des traitements symptomatiques. Le traitement passera par une restauration de l’équilibre des médiateurs hormonaux et neuroendocriniens, une alimentation préventive, une amélioration des détoxications de l’organisme, l’ajout d’antioxydants.

Alimentation
L’état nutritionnel est un des facteurs essentiels pour lutter contre l’installation rapide de l’andropause tant sur la quantité des apports (36 kcal/ kg) que sur la qualité caractérisée par un apport lipidique diversifié riche en acides gras essentiels comme les polyinsaturés à longues chaînes (acide arachidonique, acide éicosapentaénique et l’acide docosahexanoïque).
Le besoin en protéine est de 1gr de protéine par kilo de poids corporel.
Les besoins en micro nutriments : richesse en minéraux (calcium, magnésium), en sélénium, zinc, vit A, vit K, Vitamines du groupe B sont importants. Un apport hydrique de l’ordre de 2 litres dont minimum 0,7 l sous forme de boissons est indispensable. Il faut augmenter la consommation de noix, noisettes, céréales complètes, légumineuses riches en magnésium, huile d’olive, soja, fruits secs, légumes, fruits et limiter les graisses animales.

Hygiène de vie
Le rétablissement d’un poids idéal permettra une régulation de la 5 aromatase et la pratique d’un exercice physique modéré et régulier aura un effet favorable tant sur les paramètres psychiques que physiques. (1509 s)

Plantes
Dans tous les cas, nous utiliserons le Glycine max (soja) car ses effets sont tellement multiples qu’il est inévitable. Il stabilise la densité osseuse dans les deux sexes après 50 ans. Il présente un effet hypocholestérolémiant, est précurseur du monooxyde d’azote (le plus puissant vasodilatateur connu), et par sa richesse en arginine précurseur de NO entraîne une diminution de la pression diastolique. Il ralentit de la montée des PSA dans le cancer prostatique et prévient le cancer de la prostate. En outre, il assure une protection rénale chez les diabétiques et une amélioration des fonctions cognitives (dans un groupe capable de fabriquer de l’équol au départ de la daïdzéine) en présence de bactéries intestinales compétentes.

- De manière systématique, les antioxydants comme le Rosmarinus, le Lycopène de la tomate seront prescrits, en association avec des plantes de détoxication de l’organisme comme Chrysantellum americanum ou d’autres grands polychrestes comme Carduus marianus. – Le pycnogénol extrait des pépins de raisins ou de l’écorce de pin est également un antioxydant très puissant intéressant dans le cadre du traitement de l’andropause.
- Une plante spécifique semble particulièrement intéressante et nécessite développements et recherches dans cette indication de l’andropause, il s’agit du Tribulus terrestris.
- Contre l’instabilité émotionnelle, la diminution de la puissance musculaire, la diminution de résistance à l’effort et la diminution de la vitesse de réaction, l’Eleuterococcus senticosus associé au magnésium permettront une amélioration de la situation.
- Pour s’opposer à l’augmentation du dépôt de graisse autour du ventre, le Chrome et le Vaccinium myrtillum seront efficaces en améliorant le métabolisme glucidique.
- Deux plantes, Tilia Tomentosa et l’Eleutherococcus senticosus, s’opposeront aux troubles du sommeil.
- Les douleurs chroniques seront apaisées par les chondroprotecteurs et le Ribes nigrum qui stimulera en sus la surrénale fatiguée. – Une éviction des produits oestrogéniques stricts ou oxydants comme le tabac, l’alcool, Humulus lupulus, Salvia off, Panax Ginseng est indispensable.
- Un ajout de Calcium et de vitamine D s’opposera à l’ostéoporose.
- La diminution de la libido et la dysfonction érectile seront utilement compensées par l’emploi de Sabal serrulata, selénium, zinc et VitB

Conclusion
Le traitement de l’andropause nécessite une compréhension des systèmes hormonaux complexes. La lutte contre l’étiologie de la problématique et l’utilisation de remèdes symptomatiques permettront de passer au-dessus de cette période difficile. L’utilisation de plantes qui agissent comme précurseur des hormones essentielles comme la testostérone, la mélatonine, la DHEA permettront dans l’avenir de compenser les diminutions physiologiques et de postposer l’andropause.

Dr Géo VAN SNICK

Cet article a été publié la 1ère fois dans hippocratus-le-magazine de décembre 2002
Le Dr Géo VAN SNICK est praticien phytothérapeute et enseignant, président de l’IPI (International Phytotherapy Institute).
– Bruxelles (Belgique)

La Canneberge contre l’infection urinaire

Employée depuis de nombreuses années,  la petite baie rouge (Vaccinium macrocarpon) utilisée pour la prévention des infections urinaires a fait l’objet d’une étude dans la revue Cochrane.

En effet, la Canneberge (appelé aussi cranberry) a largement été utilisée pour la prévention et le traitement des infections du tractus urinaire (1) – reins, uretères, vessie, urètre-.

L’objectif était donc d’évaluer l’efficacité des produits à base de canneberge pour prévenir les infections urinaires chez les populations sensibles. Dix études, plus de 1000 participants ont eu raison de l’empirisme !

Le mode d’action que l’on soupçonnait a été confirmé. En effet, ces petites baies contiennent bien une substance qui empêche les bactéries d’adhérer aux parois de la vessie et particulièrement celles d’E.Coli (2) et de fait la prise de cranberry  réduit de façon significative les infections urinaires chez les femmes présentant des infections à répétition.

D’autres études sont en cours concernant les doses efficaces et la durée pendant laquelle le traitement devrait être poursuivi pour une efficacité optimale.

Brigitte Bouyala 07/01/2010

Source :
http://www3.cochrane.org/reviews/en/ab001321.html

(1) http://santecheznous.com/condition_info_details.asp?disease_id=234

(2) Escherichia coli, également appelé colibacille ou E. coli, est une bactérie intestinale des mammifères très commune chez l’être humain.

A la découverte de la Canneberge

 Vaccinium macrocarpon Aiton, la Canneberge d’Amérique, apparaît au XVI ème siècle. Ce végétal est largement utilisé dans les arts culinaires et médicinaux. Faisons connaissance de cette plante fruitière à travers son histoire.   Les anglo-saxons s’accordent pour dire que la dinde servie au repas de noël, n’aurait pas la même saveur si elle n’était pas accompagnée de la traditionnelle “Cranberry sauce“. Réputée pour ses usages culinaires en Amérique du Nord, la Canneberge apparaît intéressante en Europe depuis quelques années pour ses propriétés médicinales.

Deux espèces
« Cranberry », désigne deux espèces de plantes de la famille des éricacées, le Vaccinium macrocarpon Aiton et le Vaccinium oxycoccos L. Afin d’éviter des erreurs, une précision s’impose : la première devrait être désignée en anglais par « american Cranberry » et en français par Canneberge d’Amérique ou airelle à gros fruits ; la deuxième par Canneberge ou airelle à petits fruits et en anglais « small » ou « european Cranberry ». Au Québec, elle est nommée Atoca ou Atoka en souvenir des amérindiens Hurons.

Depuis 1578
Pour la première fois, un plant de Canneberge est décrit dans un ouvrage de 1578. Et le terme Cranberry serait mentionné 70 ans plus tard dans une correspondance. Consommées par les amérindiens, les baies sont soit broyées et malaxées servant de préparation au pemmican -un aliment de longue conservation- soit séchées et mélangées au sirop d’érable. Les colons apprécient la saveur sucrée et acidulée de ces fruits appréciés sous forme de sauce. Son usage thérapeutique anti-infectieux, hépatique et à visée circulatoire remonte au XVII ème siècle.

Au fil du temps, une présentation différente
Au début du XIX ème siècle, les baies sont commercialisées à l’étal. En 1912, elles apparaissent sous forme de gelée et quelques années après sous forme de sauce et conditionnées en conserve métallique. En 1940, les baies déshydratées et les jus de Canneberge sont mis sur le marché. Aujourd’hui, les fruits sont surtout consommés à 95 % sous forme de jus et 5 % à l’état frais. Près de 98 % de la production mondiale de Canneberge est issue du nord des États-Unis et du Canada.

Article original – Hippocratus le Magazine 29/06/2005 par Marjorie Dubois –

Source :
Lettre de Phytothérapie N°3- La canneberge d’Amérique – Mr Didier Fontanel, Dr en Pharmacie, professeur associé à l’université de Rennes-1 (France)

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 80 followers